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Sarah Mbyal : l’entreprenariat et le parcours d’une femme ambitieuse.

Aujourd’hui nous sommes allés à la rencontre de Sarah qui s’est lancée dans l’entreprenariat il y a quelques années maintenant. Petit retour sur ses débuts.

Qui est Sarah ?

Je suis Sarah, Maman d’une petite princesse qui a bientôt 3 ans. Je suis de région parisienne, j’y ai toujours vécu et je suis à la tête de l’entreprise TopdesTops et Easy Fit.

Présentation de TopdestOPS

Topdestops est un institut initialement spécialisé dans la beauté du regard, notamment dans l’extension de cils et de sourcils. Cependant, nous avons élargi nos prestations au blanchiment dentaire, détatouage, micro-blading, amincissement et gain de masse au niveau des fesses. Je ne peux oublier de préciser que j’effectue également des formations pour l’extension de cils. Tout récemment j’ai créé Easy-fit qui est une marque de thé et gellules minceur.

Alors, cette entreprise est née d’un vrai coup de grâce et de beaucoup d’ambitions. Je suis une personne qui aime aller au bout des choses que je fais et il était difficile pour moi de rester uniquement sur la formation que j’ai faite. Ou je dirais, rester sur ses acquis durant plusieurs années ne me correspond pas.

Le début du parcours

Il est très simple. Durant une période où je ne travaillais pas, celle qui devint ma formatrice chez qui j’avais l’habitude d’aller en tant que cliente et modèle me demande si je suis intéressée par la formation. Je n’étais pas intéressée de prime à bord, mais elle m’a proposée un certain deal que j’ai accepté. J’ai donc commencé à me former, et en prenant quelques clientes chez moi. Entre temps, j’ai trouvé du boulot à Séphora et je me sentais très épanouie. J’ai eu mal au coeur de quitter d’ailleurs cette enseigne mais j’avais de plus en plus de clients d’où le dilemme : argent ou Séphora. Et j’étais jeune, j’avais besoin d’argent donc j’ai choisi de quitter pour répondre au besoin des clientes.

Ayant de plus en plus de clientes, je ne tenais plus à la maison. J’ai donc fait des locations dans des salons. L’inconvénient est qu’on n’a pas sa propre image ou sa propre identité au final. Or, j’avais besoin de créer une vraie identité à mon entreprise, indépendante, et professionnelle. Je suis parti de ces salons et on s’est séparé en bons termes. J’avais juste besoin de trouver un local qui serait mien et ce qui a été le cas. Ce n’est pas encore la fin car je me vois encore bouger.

Avec 700 euros en entrée, un loyer de 500 euros et des charges en plus, pour moi, 250 euros à dépenser pour le matériel était impensable.

Quels ont été les challenges ?

Rien ne m’a obligé à ouvrir un institut mais j’avais beaucoup d’ambitions. Lorsqu’on commence à travailler à son propre compte, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers mais se faire violence. Il faut toujours chercher à voir plus loin, à être plus sérieux qu’hier, viser grand. Par exemple, moi je prends toujours Séphora en référence dans mes ambitions.

Plusieurs personnes entreprennent avec certaines bases financières en amont. Ce qui les rend crédible auprès des institutions financières ou encore facilite la capacité à trouver un local. Cependant, quand j’ai commencé, je n’avais rien, je ne travaillais pas. Les petites entrées que j’avais me permettaient de payer mon loyer. J’ai même eu un dilemme une fois, lors de l’achat de ma table qui coutait 250 euros. Avec 700 euros en entrée, un loyer de 500 euros et des charges en plus, pour moi, 250 euros à dépenser était impensable. Or il me fallait absolument cette table pour travailler. Maintenant, j’ai toujours pratiqué la prise de risques, mais intelligente. C-a-d, je fais les choses, je prends des décisions qui peuvent paraitre bêtes aux yeux des autres mais je sais qu’au fond de moi, ma motivation et ma sérénité m’apporteront une solution à ça. Donc, je n’ai pas payé mon loyer cette fois là pour payer mon matériel. Et je ne me suis pas laissée d’autre choix que de travailler tout le temps pour rentabiliser et surtout pour pouvoir payer mon loyer. C’est donc ce que j’ai fait et ça a très bien fonctionné.

j’ai compris que Dieu avait vraiment préparé cette histoire pour moi.

A cette époque j’avais demandé quelque dépannage autour de moi mais comme l’extension de cils n’était pas très connu, je n’ai rien reçu. Donc je suis vraiment partie de rien et aujourd’hui j’en suis fière. Car il n’y a pas plus grande fierté que de trouver sa réussite en ses propres moyens. Je n’ai rien contre la reconnaissance envers les autres, mais il n’y a rien de mieux que la « self-gratefulness« . Rires. Ca te donne envie d’y croire et de te dire que tu peux encore faire et mieux, tu peux exceller. Ca permet également de ne pas gaspiller ce qu’on a car on sait d’où on vient. Je me retrouve vraiment dans « partir de rien pour arriver au top » même si pour moi je ne me considère pas encore au top. Rires.

Quel est l’impact de ta foi sur ton parcours ?

Alors, j’ai toujours su et cru que je réussirai ce que j’entreprendrai. Personne ne m’a jamais dit : Sarah, tu deviendras ci ou ça. Mais je savais au fond de moi que Dieu m’avait donné la capacité de réussir, surtout tout ce qui est manuel. Quand j’ai commencé, je croyais simplement que la grâce de Dieu coulait dans ma vie car je me disais « j’ai trop de chance, tout marche etc ». Je n’étais pas enseignée sur la « volonté de Dieu ». Donc je ne confiais pas mon travail à 1000% à Christ comme je le fais aujourd’hui. Mais ce qui est sûr, je l’ai fait très vite. La 1ère année, j’avais une mentalité passive : c’est normal, il n’y a pas de combats, ni de problèmes; Tout va bien, je ne touche pas des millions mais je m’en sors. Je ne réalisais pas tout de suite la grâce. Mais au fur et à mesure que je commençais à avoir des opportunités, des personnes très reconnues qui me contactaient alors que je n’avais pas l’impression de faire une publicité extraordinaire sur les RS, j’ai compris que Dieu avait vraiment préparé cette histoire pour moi. J’ai donc commencé à être vraiment reconnaissante, à remettre en prière mon entreprise.

Y a t-il un verset biblique particulier qui t’a toujours accompagné ?

Le verset qui m’a toujours servi : Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne. Josué 1 : 3. J’ai toujours proclamé ce verset sur tout lieu que je visitais ou quand j’avais un rendez-vous avec une personne. Je priais toujours dans ce sens et à chaque fois, Dieu a fait grâce car ça a toujours abouti. Aujourd’hui, je remercie toujours Dieu car Sa parole est une parole de vérité. Quand on part confiant, qu’on écoute Sa parole ou quand on garde une promesse de Dieu dans son coeur et sans douter, on obtient tout le temps ce que Dieu a préparé pour soi.

J’ai eu beaucoup de limites et notamment dans la gestion de ma vie professionnelle et personnelle qui fut difficile à un moment.

J’ai une phrase que je me dis souvent c’est : là où la force de l’homme se limite, c’est à ce moment que la force de Dieu intervient. Car j’ai eu beaucoup de limites et notamment dans la gestion de ma vie professionnelle et personnelle qui fut difficile à un moment. Je suis une personne qui encaisse beaucoup et qui a un mental fort mais il est vrai qu’il y a des moments où c’était compliqué comme le fait que j’ai eu à souvent me retrouver sans rien. Par exemple, une fois on m’a annoncé qu’on devait fermer le local où je louais et c’était impensable pour moi d’annuler tous les rendez-vous des clientes. Et Dieu a manifesté Sa grâce, à la dernière minute, mais il l’a fait.

Eprouves-tu de la satisfaction jusqu’ici ?

Ah oui complètement ! Je suis très satisfaite car c’est au-delà de ce que j’avais imaginé. Il y a des gens qui font des business plans et ont déjà planifié or, pour moi, les choses arrivent comme ça et aujourd’hui je suis victime de ma vie. Rires. Aujourd’hui oui je planifie mais au départ, je ne planifiais rien et je ne savais pas que j’allais ouvrir un institut. Et quelques fois, j’ai eu des gens qui m’ont dit qu’ils avaient rêvé de mon institut. Moi je ne le voyais pas mais Dieu le voyait. Et je suis vraiment très contente.

Quel conseil donnerais-tu à ceux qui veulent entreprendre ?

Si je peux donner un seul conseil, c’est de croire en soi et croire en son projet et ne jamais écouter le conseil de celui qui a échoué. On ne peut pas écouter le conseil de celui qui a échoué car cette personne ne connait pas la réussite après l’échec. Une personne qui a échoué va exposer le côté négatif des choses, elle s’attardera sur les risques du projet mais au final, elle ne sera pas allée au-delà de ses peurs et de ses risques. Il y a toujours une réussite après un échec, surtout si on a de la motivation. On peut continuer dans le même projet mais en cherchant différemment jusqu’à finir par trouver la solution. Et ça, c’est surtout si c’est un projet qui a du sens et qui génère de la motivation. Dans ce cas, moi je conseille de foncer, et de ne pas s’arrêter. Aujourd’hui on a des solutions pour tout. C’est vrai que la plus grosse difficulté reste l’argent. Quand on a un gros projet, trouver du financement, des partenaires, ou des investisseurs n’est pas toujours facile mais ce qui est bien c’est que rien est impossible.

C’est ça l’entreprenariat, trouver des solutions dans l’échec, voir la réussite dans l’échec.

En ce qui concerne le business, je pense qu’on est tous appelés à exceller dans un domaine précis. Il y a des personnes qui ne veulent pas entreprendre et se sentent tout aussi bien de travailler pour quelqu’un. Cependant, je me suis rendue compte (en tout cas autour de moi) que ces personnes ne sont pas si nombreuses que ça. En somme, l’entreprenariat reste la motivation, la constance et la persévérance. Quand on a des idées, il faut les écrire car je sais que l’être humain peut oublier donc c’est important d’écrire son projet. Il est aussi important de demander des conseils aux personnes qui ont entrepris et qui peuvent vous motiver. Il faut même aussi tendre l’oreille à ceux qui vous diront non mais ne pas prendre de décision par rapport à leur point de vue. Il faut juste analyser leurs risques à eux et par rapport à ça, chercher à trouver des solutions. C’est ça l’entreprenariat, trouver des solutions dans l’échec, voir la réussite dans l’échec. Le but est réellement de trouver des réponses à des problématiques et si on ne le fait pas, malheureusement l’entreprenariat ne sert à rien. Il faut savoir s’affirmer, affirmer ses ambitions. Faire du bruit n’est pas nécessaire mais prouver que c’est possible dans la plus grande des intelligences, c’est là où se trouve la clé.

Rédactrice en chef de Callmerai.fr, passionnée de Jésus, de lecture et de voyages.

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